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Le consentement à l'impôt et les principes fiscaux

I — L'approche globale des finances publiques · B. Les grands principes

En une phrase

L’impôt doit être consenti par les citoyens ou leurs représentants, voté par la loi, réparti également selon les facultés contributives et jugé nécessaire à la dépense publique.

Pourquoi cette règle existe

Sous l’Ancien Régime, le roi levait l’impôt sans contrôle et sans égalité. La Révolution pose le principe inverse : la contribution commune est décidée par les représentants des citoyens, et chacun peut en suivre l’emploi. Le principe est au cœur de la démocratie parlementaire et du contrôle des finances publiques.

Comment ça marche

  • Légalité : seul le législateur fixe l’assiette, le taux et les modalités de recouvrement (article 34 de la Constitution). Une collectivité ne peut lever que les impôts que la loi autorise.
  • Égalité : la contribution commune est répartie entre les citoyens en raison de leurs facultés (article 13 DDHC). Cela fonde la progressivité de l’impôt sur le revenu.
  • Consentement : chaque citoyen peut constater par lui-même ou par ses représentants la nécessité de la contribution, la consentir et en suivre l’emploi (article 14 DDHC).
  • Contrôle : la société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration (article 15 DDHC).

Exemple concret

Un conseil municipal décide, sans loi, de créer une taxe sur les terrasses de café. Le principe de légalité (article 34 de la Constitution) rend cette taxe illégale : seul le législateur peut créer un impôt. Le même raisonnement interdit au pouvoir réglementaire de fixer lui-même un taux.

Vocabulaire

  • Assiette : Base sur laquelle s’applique le taux (revenu, valeur d’un bien, chiffre d’affaires).
  • Consentement à l’impôt : Principe selon lequel l’impôt est accepté par les représentants des contribuables.
  • Facultés contributives : Capacité réelle de chacun à payer, qui fonde l’égalité devant l’impôt.
  • Progressivité : Taux qui augmente avec la base imposable ; expression concrète de l’égalité devant l’impôt.

Les textes à citer

  • Article 13 DDHC (1789) : égalité devant l’impôt, en raison des facultés.
  • Article 14 DDHC : consentement, nécessité, emploi, assiette, quotité et durée de l’impôt.
  • Article 15 DDHC : droit de demander compte à tout agent public.
  • Article 34 de la Constitution : la loi fixe assiette, taux et recouvrement.

La source à connaître

  • Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (26 août 1789), articles 13 à 15 : texte fondateur du consentement à l’impôt, ayant valeur constitutionnelle.

Piège / à ne pas confondre

Égalité devant l’impôt ne signifie pas impôt identique : elle signifie répartition selon les facultés. Légalité ne signifie pas seulement « il existe une loi » : elle exige que le législateur fixe les éléments essentiels. Le consentement porte sur le principe de l’impôt par les représentants, pas sur le paiement volontaire.

À retenir pour l'épreuve

Légalité (art. 34 C.), égalité selon les facultés (art. 13 DDHC), consentement et contrôle (art. 14 et 15 DDHC).

Vérifier que c'est acquis

1 question(s) tirée(s) du quiz de la matière · touches 1 à 4 pour répondre ·

Un conseil municipal crée, par simple délibération, une taxe sur les terrasses de café, sans loi. Quel principe est violé ?

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