Tous les « À retenir pour l'épreuve » du cours, dans l'ordre du plan — l'essentiel à garder sous la main avant les écrits.
La LOLF et les lois de finances
II — Les finances de l'État · A. Les lois de finances
En une phrase
La loi organique n° 2001-692 du 1er août 2001 relative aux lois de finances (LOLF) fixe les règles du budget de l’État ; les lois de finances, qui l’appliquent, se répartissent en lois initiales, rectificatives, de fin de gestion et d’approbation des comptes.
La LOLF est la loi qui dit comment l’État fait son budget. Les lois de finances sont les textes qui votent ce budget, puis le corrigent et vérifient ce qui a été dépensé.
Pourquoi cette règle existe
L’ancienne ordonnance organique du 2 janvier 1959 donnait un budget centré sur les moyens (ce qu’on achète) et peu lisible pour le Parlement. La LOLF a réformé en profondeur la présentation et le contrôle : le budget est désormais organisé par objectifs et par résultats. Elle est pleinement applicable depuis le budget 2006.
Avant 2001, le budget disait surtout ce qu’on achetait. La loi de 2001 a voulu montrer ce qu’on obtient avec l’argent : des objectifs, des résultats. Elle s’applique depuis le budget 2006.
Comment ça marche
Loi de finances initiale (LFI) : vote l’année N les ressources et charges de l’État.
Loi de finances rectificative (LFR) : modifie en cours d’année la loi de finances initiale.
Loi de finances de fin de gestion : introduite par la loi organique du 28 décembre 2021, elle peut ratifier les modifications apportées aux crédits par décret d’avance.
Loi relative aux résultats de la gestion et portant approbation des comptes de l’année : ancienne loi de règlement, renommée par la loi organique du 28 décembre 2021. Elle constate les résultats de l’année écoulée.
Lois spéciales : votées lorsque le budget n’a pas été adopté avant le début de l’année.
Loi de finances initiale (LFI) : c’est le budget de l’année, voté à la fin de l’année précédente.
Loi de finances rectificative (LFR) : elle change le budget en cours d’année, par exemple pour une crise.
Loi de fin de gestion : elle valide, en fin d’année, les changements faits par décret.
Loi d’approbation des comptes : elle dit ce qui a été réellement dépensé l’année précédente. Elle s’appelait avant la loi de règlement.
Loi spéciale : elle permet de payer l’État si le budget n’est pas voté à temps.
Exemple concret
En 2020, la crise sanitaire a conduit à voter des lois de finances rectificatives pour financer les mesures d’urgence. La loi de finances initiale de l’année n’avait pas prévu ces dépenses. Elle a été modifiée en cours d’année, avant que les comptes de l’exercice ne soient approuvés par une loi dédiée.
Pendant la crise sanitaire, l’État a dépensé beaucoup plus que prévu. Il a donc voté des lois de finances rectificatives pour corriger le budget en cours d’année.
Vocabulaire
LOLF : loi organique n° 2001-692 du 1er août 2001 relative aux lois de finances, qui encadre le budget de l’État.
Loi organique : loi qui précise l’application de la Constitution, adoptée selon une procédure particulière.
Décret d’avance : décret qui ouvre des crédits supplémentaires en cours d’année, soumis à l’avis de la commission des finances.
Loi de règlement : nom ancien de la loi d’approbation des comptes.
LOLF : la loi qui encadre le budget de l’État.
Loi organique : loi qui précise la Constitution, votée selon une procédure plus stricte.
Décret d’avance : décret qui ajoute des crédits en cours d’année, après avis d’une commission.
Loi de règlement : ancien nom de la loi qui approuve les comptes.
Les textes à citer
Loi organique n° 2001-692 du 1er août 2001 relative aux lois de finances (LOLF).
Loi organique n° 2021-1836 du 28 décembre 2021 relative à la modernisation de la gestion des finances publiques.
Ordonnance n° 59-2 du 2 janvier 1959 : ancienne ordonnance organique remplacée par la LOLF.
Articles 34 et 47 de la Constitution.
La LOLF, loi de 2001 : elle fixe les règles du budget.
La loi de 2021 : elle modifie la LOLF pour mieux suivre les résultats.
L’ordonnance de 1959 : c’était l’ancienne règle, remplacée en 2001.
Articles 34 et 47 de la Constitution : ils donnent le cadre constitutionnel du budget.
La source à connaître
LOLF, loi organique n° 2001-692 du 1er août 2001 : texte de référence du budget de l’État, consultable sur Légifrance. Modifié notamment par la loi organique n° 2021-1836 du 28 décembre 2021, applicable à partir du projet de loi de finances pour 2023.
LOLF, loi du 1er août 2001 : le texte de référence du budget de l’État. Il est sur Légifrance. Il a été modifié en 2021.
Piège / à ne pas confondre
La loi organique (LOLF) est un texte d’un rang plus élevé que la loi de finances. La LFR modifie la LFI sans la remplacer. La loi d’approbation des comptes ne fixe pas le budget de l’année suivante : elle constate l’exécution de l’année écoulée.
La LOLF est une loi organique, plus importante qu’une loi de finances ordinaire. La LFR corrige la LFI, elle ne la remplace pas. La loi d’approbation des comptes parle du passé, pas du budget de l’année suivante.
À retenir pour l'épreuve
LOLF : loi organique du 1er août 2001, applicable au budget 2006, révisée le 28 décembre 2021. Lois : LFI, LFR, loi de fin de gestion, loi d’approbation des comptes.
LOLF : la loi de 2001, en vigueur depuis le budget 2006. Quatre types de lois de finances : initiale, rectificative, de fin de gestion, d’approbation des comptes.
Le cycle budgétaire : préparation, vote, exécution
II — Les finances de l'État · A. Les lois de finances
En une phrase
Le budget de l’État suit un cycle en quatre temps : préparation par le Gouvernement, dépôt du projet de loi de finances au Parlement avant le premier mardi d’octobre, vote sous les délais de l’article 47 de la Constitution, puis exécution et contrôle.
Le budget de l’État passe par quatre étapes : le Gouvernement le prépare, le Parlement le reçoit en octobre, il le vote avant la fin de l’année, puis on le suit toute l’année.
Pourquoi cette règle existe
Le cycle organise la responsabilité entre le Gouvernement, qui propose, et le Parlement, qui vote. Il garantit que le budget est voté avant le début de l’année qu’il couvre, pour que l’État puisse fonctionner. Les délais évitent que le vote traîne indéfiniment.
Le budget doit être prêt avant l’année qu’il couvre, sinon l’État ne peut plus payer. Le Gouvernement propose, le Parlement vote, et des délais empêchent de traîner.
Comment ça marche
Préparation : le ministère chargé du budget fixe des plafonds de dépenses aux ministères, puis se tient le dialogue de gestion. Le projet de loi de finances (PLF) est arrêté en conseil des ministres.
Dépôt : le PLF est déposé au Parlement au plus tard le premier mardi d’octobre.
Examen et vote : l’Assemblée nationale puis le Sénat disposent de délais précis (article 47 de la Constitution) : 40 jours pour l’Assemblée, 15 jours pour le Sénat, puis un délai supplémentaire. Au total, 70 jours. Si le Parlement ne vote pas, le Gouvernement peut mettre le budget en vigueur par ordonnance.
Exécution : les crédits sont consommés sur l’année civile, par engagement, liquidation, ordonnancement et paiement.
Contrôle : la loi relative aux résultats de la gestion et portant approbation des comptes arrête, l’année suivante, le résultat réel.
Préparation : le ministère du budget donne des plafonds aux ministères. Le Gouvernement adopte ensuite le projet.
Dépôt : le projet est envoyé au Parlement au plus tard le premier mardi d’octobre.
Vote : chaque assemblée a un délai. Au total, environ 70 jours. Si le Parlement ne vote pas, le Gouvernement peut appliquer le budget par ordonnance.
Exécution : on dépense pendant l’année, en suivant chaque étape du paiement.
Contrôle : l’année suivante, on vérifie ce qui a été réellement dépensé.
Exemple concret
En octobre 2026, le Gouvernement dépose le projet de loi de finances pour 2027. Le Parlement en débat à l’automne et le vote avant la fin de l’année 2026. Le budget 2027 entre en vigueur au 1er janvier 2027. En 2028, la loi d’approbation des comptes 2027 dira ce qui a été effectivement dépensé.
En octobre 2026, le Gouvernement envoie son budget pour 2027. Le Parlement le vote avant la fin de l’année. Il s’applique à partir du 1er janvier 2027.
Vocabulaire
Projet de loi de finances (PLF) : texte présenté par le Gouvernement pour l’année suivante.
Dialogue de gestion : échange entre le ministère du budget et les ministères sur les moyens demandés et les objectifs.
Ordonnance (de l’article 47) : mesure prise par le Gouvernement si le budget n’est pas voté dans les délais.
Exécution budgétaire : phase de consommation des crédits au cours de l’année.
Projet de loi de finances (PLF) : le budget proposé par le Gouvernement.
Dialogue de gestion : discussion entre Bercy et les ministères sur les moyens et les objectifs.
Ordonnance : si le budget n’est pas voté à temps, le Gouvernement peut le faire entrer en vigueur par ce moyen.
Exécution : l’argent qui est réellement dépensé pendant l’année.
Les textes à citer
Article 47 de la Constitution : le Parlement vote les projets de loi de finances dans les conditions prévues par une loi organique ; délais de 70 jours et possibilité d’ordonnance.
Article 40 de la Constitution : irrecevabilité financière des amendements.
LOLF (2001), notamment les règles sur le dépôt du projet de loi de finances.
Article 47 de la Constitution : le Parlement vote le budget dans des délais précis, environ 70 jours.
Article 40 de la Constitution : un député ne peut pas proposer une dépense nouvelle sans ressource.
LOLF : elle fixe le calendrier et le contenu du projet.
La source à connaître
Vie publique (vie-publique.fr), rubriques budget de l’État et loi de finances : synthèse officielle du cycle budgétaire, avec les calendriers et les textes de référence.
Vie publique (vie-publique.fr) : le site officiel qui explique le budget de l’État, étape par étape.
Piège / à ne pas confondre
Le budget de l’année N est voté pendant l’année N-1. Le dépôt du PLF (premier mardi d’octobre) et le vote (avant le 31 décembre) sont deux moments différents. Le budget est exécuté l’année N, puis ses résultats sont approuvés l’année N+1.
Le budget 2027 est voté en 2026, pas en 2027. Déposer le budget et le voter, ce sont deux moments différents. On l’exécute en 2027, puis on approuve les comptes en 2028.
À retenir pour l'épreuve
Préparation, dépôt avant le premier mardi d’octobre, vote dans les délais de l’article 47 (70 jours), exécution, approbation des comptes N+1.
Préparer, déposer en octobre, voter avant le 31 décembre, dépenser pendant l’année, approuver les comptes l’année suivante.
Les ressources de l'État et les dépenses fiscales
II — Les finances de l'État · B. Les ressources de l'État
En une phrase
Les ressources de l’État sont principalement fiscales (impôts d’État, au premier rang desquels la TVA et l’impôt sur le revenu), complétées par des ressources non fiscales et patrimoniales ; les dépenses fiscales, qui sont des dérogations, réduisent les recettes sans apparaître dans les dépenses.
L’État se finance surtout par des impôts, comme la TVA et l’impôt sur le revenu. Il a aussi d’autres recettes. Certaines exonérations d’impôt réduisent les rentrées sans apparaître comme des dépenses.
Pourquoi cette règle existe
Il faut savoir d’où vient l’argent de l’État, pour évaluer les marges de manœuvre et la pression fiscale. Les dépenses fiscales posent une question particulière : une niche fiscale est une dépense déguisée, qui ne passe pas par le vote des crédits. Le Parlement doit la voir pour la contrôler.
Il faut savoir d’où vient l’argent de l’État. Une niche fiscale est une dépense cachée : elle réduit l’impôt sans passer par le vote du budget. Le Parlement doit donc la voir.
Comment ça marche
Ressources fiscales : impôt sur le revenu, impôt sur les sociétés, TVA (la plus importante), droits d’enregistrement, taxes sur les énergies, droits de douane collectés pour le compte de l’Union européenne.
Ressources non fiscales : produits du domaine, dividendes des participations de l’État, amendes et redevances.
Prélèvements sur recettes (PSR) : sommes versées à des tiers (Union européenne, collectivités) qui viennent en déduction des recettes de l’État.
Dépenses fiscales : dérogations à la norme fiscale (exonération, abattement, taux réduit) qui entraînent une perte de recettes. Elles sont recensées dans une annexe au projet de loi de finances.
Impôts : impôt sur le revenu, impôt sur les sociétés, TVA. La TVA est la plus grosse rentrée.
Autres recettes : revenus de ce que l’État possède, comme les dividendes des entreprises publiques, et les amendes.
Prélèvements sur recettes : des sommes que l’État reverse, par exemple à l’Union européenne ou aux collectivités. Elles sont déduites de ses recettes.
Dépenses fiscales : des réductions d’impôt accordées à certains, comme une exonération. Elles coûtent à l’État, sans apparaître comme une dépense.
Exemple concret
Un crédit d’impôt pour l’emploi à domicile réduit l’impôt sur le revenu de certains contribuables. Pour l’État, c’est une perte de recettes : c’est une dépense fiscale. Elle figure dans l’annexe « Voies et moyens », sans passer par un crédit budgétaire voté.
Un crédit d’impôt pour l’emploi à domicile baisse l’impôt de certaines familles. L’État reçoit moins d’argent : c’est une dépense fiscale. Elle est listée dans une annexe du budget.
Vocabulaire
TVA : taxe sur la valeur ajoutée, impôt indirect sur la consommation, la principale ressource fiscale de l’État.
Prélèvement sur recettes (PSR) : somme prélevée sur les recettes de l’État au profit d’un tiers, qui vient en déduction de ces recettes.
Dépense fiscale : perte de recettes résultant d’un dispositif dérogatoire (exonération, réduction, crédit d’impôt).
Annexe « Voies et moyens » : document annexé au projet de loi de finances qui recense les dépenses fiscales.
TVA : l’impôt sur ce qu’on achète. C’est la plus grosse rentrée de l’État.
Prélèvement sur recettes : une somme que l’État reverse à quelqu’un d’autre, et qui réduit ses recettes.
Dépense fiscale : un avantage fiscal qui coûte de l’argent à l’État.
Voies et moyens : l’annexe du budget qui liste ces avantages.
Les textes à citer
Article 34 de la Constitution : la loi fixe l’assiette, le taux et les modalités de recouvrement des impôts.
LOLF (2001) : les lois de finances déterminent les ressources de l’État ; l’annexe sur les dépenses fiscales accompagne le projet de loi de finances.
Article 34 de la Constitution : c’est la loi qui fixe les impôts.
La LOLF : elle impose une annexe sur les dépenses fiscales.
La source à connaître
Annexe « Voies et moyens » (tome II), au projet de loi de finances : recense chaque année les dépenses fiscales, leur coût et leur objectif.
Annexe « Voies et moyens » : le document du budget qui liste chaque année les niches fiscales et leur coût.
Piège / à ne pas confondre
Une dépense fiscale n’est pas un crédit budgétaire : elle n’est pas votée en tant que dépense. Un prélèvement sur recettes n’est pas une dépense de l’État : il s’impute sur ses recettes. La TVA est un impôt indirect ; l’impôt sur le revenu est un impôt direct.
Une niche fiscale n’est pas une dépense votée dans le budget, mais elle coûte quand même. Un prélèvement sur recettes réduit les recettes, il n’est pas compté comme une dépense. La TVA est payée sur les achats, l’impôt sur le revenu sur ce qu’on gagne.
À retenir pour l'épreuve
Ressources fiscales (TVA, IR, IS), non fiscales et patrimoniales, PSR en déduction. Dépenses fiscales : dérogations, recensées dans « Voies et moyens ».
Recettes : impôts (TVA, impôt sur le revenu, impôt sur les sociétés), autres recettes, sommes reversées déduites. Niches fiscales : listées dans « Voies et moyens ».
Missions, programmes, actions et titres
II — Les finances de l'État · C. Les dépenses de l'État
En une phrase
Depuis la LOLF, le budget de l’État est présenté en missions (unité de vote), programmes (unité de spécialité et de gestion), actions (unité d’information) et titres (nature de la dépense).
Le budget est rangé par niveaux : d’abord les grandes politiques publiques (les missions), puis les programmes qui les mettent en œuvre, puis les actions, et enfin la nature de chaque dépense (les titres).
Pourquoi cette règle existe
Avant la LOLF, le budget était organisé par ministères et par nature de dépense, ce qui ne disait rien de ce que faisait l’argent. La nomenclature par missions et programmes permet au Parlement de voter une politique publique et de savoir qui en est responsable.
Avant 2001, le budget était rangé par ministère. Il ne disait pas ce que l’argent faisait concrètement. La nouvelle présentation permet de voir une politique et son responsable.
Comment ça marche
Mission : ensemble de programmes concourant à une politique publique. C’est l’unité de vote : le Parlement vote les crédits par mission.
Programme : ensemble cohérent d’actions relevant d’un même ministère. C’est l’unité de spécialité : les crédits sont spécialisés par programme, et un responsable de programme est désigné.
Action : subdivision d’un programme, unité d’information du Parlement.
Titre : nature de la dépense (personnel, fonctionnement, intervention, investissement, etc.). Un même programme comporte plusieurs titres.
Mission : une grande politique publique, comme la justice. Le Parlement vote l’argent par mission.
Programme : une partie de la mission, gérée par un responsable. C’est là que l’argent est spécialisé.
Action : une subdivision du programme, qui informe le Parlement.
Titre : la nature de la dépense, par exemple les salaires, le fonctionnement ou les investissements.
Exemple concret
La mission « Justice » regroupe notamment les programmes « Justice judiciaire », « Administration pénitentiaire » et « Protection judiciaire de la jeunesse ». Chacun a un responsable de programme et des actions distinctes. Les crédits de personnel d’un programme appartiennent à un titre, ceux de fonctionnement à un autre.
La mission « Justice » contient plusieurs programmes, par exemple celui des tribunaux et celui des prisons. Chacun a son responsable, et l’argent est classé selon sa nature.
Vocabulaire
Mission : Ensemble de programmes concourant à une politique publique ; unité de vote des crédits.
Programme : Ensemble de crédits destinés à une politique publique, placé sous la responsabilité d’un responsable de programme.
Action : Subdivision du programme, qui précise la finalité des dépenses.
Titre : Regroupement des dépenses par nature.
Mission : Une grande politique publique.
Programme : Une partie de la mission, avec un responsable.
Action : Une sous-partie du programme.
Titre : La nature de la dépense.
Les textes à citer
LOLF (2001), articles relatifs à la présentation du budget par missions, programmes et actions.
Article 34 de la Constitution : les lois de finances déterminent les ressources et les charges de l’État.
La LOLF (2001) : elle impose cette présentation par missions et programmes.
Article 34 de la Constitution : c’est la loi de finances qui fixe les dépenses.
La source à connaître
Projet annuel de performances (PAP), annexé au projet de loi de finances : présente, pour chaque programme, les crédits, les objectifs et les indicateurs.
Projet annuel de performances (PAP) : une fiche par programme, dans le budget, avec ses objectifs et ses chiffres.
Piège / à ne pas confondre
La mission est l’unité de vote, le programme l’unité de gestion et de spécialité : ne pas les confondre. L’action est une subdivision d’information, pas une unité de vote. Le titre décrit la nature de la dépense, pas la politique qu’elle sert.
La mission est ce que le Parlement vote. Le programme est ce que le responsable gère. L’action est un détail d’information. Le titre dit ce qu’on achète, pas à quoi ça sert.
À retenir pour l'épreuve
Mission (vote), programme (spécialité, responsable), action (information), titre (nature de la dépense).
Mission : ce qu’on vote. Programme : ce qu’on gère. Action : le détail. Titre : la nature de la dépense.
Autorisations d'engagement, crédits de paiement et fongibilité
II — Les finances de l'État · C. Les dépenses de l'État
En une phrase
La LOLF distingue les autorisations d’engagement (AE), qui plafonnent les engagements juridiques pouvant être pris, et les crédits de paiement (CP), qui plafonnent les sommes effectivement décaissées dans l’année ; la fongibilité asymétrique encadre les transferts entre dépenses.
Pour un projet qui dure plusieurs années, on distingue ce qu’on a le droit de s’engager à payer (les AE) et ce qu’on paie réellement cette année (les CP).
Pourquoi cette règle existe
Un chantier ou un marché peut courir sur plusieurs années, alors que le budget est annuel. Sans cette distinction, il faudrait inscrire chaque année la totalité du coût, ce qui gonfle artificiellement le budget. La séparation AE/CP permet de tenir l’engagement pluriannuel tout en contrôlant le décaissement de chaque année.
Un projet sur trois ans ne se paie pas en une seule fois. On le signe pour trois ans, mais on le paie chaque année. La distinction permet de noter les deux.
Comment ça marche
Autorisation d’engagement (AE) : plafond des engagements juridiques pouvant être pris, éventuellement sur plusieurs années (marché, convention).
Crédit de paiement (CP) : plafond des paiements pouvant être décaissés pendant l’année, au titre des engagements passés et présents.
Fongibilité asymétrique : au sein d’un programme, les crédits peuvent être transférés d’un titre vers les dépenses de personnel, mais pas l’inverse : les crédits de personnel forment un plafond.
Plafond d’emplois : nombre maximal d’emplois rémunérés, voté par le Parlement pour chaque ministère.
Justification au premier euro : chaque crédit demandé doit être justifié intégralement, et non seulement par son évolution par rapport à l’année précédente.
AE : la somme qu’on peut signer comme engagement, sur plusieurs ans.
CP : la somme qu’on peut payer cette année.
Fongibilité asymétrique : un ministre peut déplacer de l’argent d’une dépense vers les salaires, mais pas des salaires vers une autre dépense.
Plafond d’emplois : le nombre maximum de postes payés par l’État pour un ministère.
Justification au premier euro : chaque somme demandée doit être justifiée, pas seulement l’augmentation.
Exemple concret
Un marché de construction d’un bâtiment administratif est engagé pour 100 millions d’euros sur trois ans. L’État inscrit 100 millions en AE, la totalité de l’engagement. En CP, il ne prévoit que les paiements de l’année, par exemple 30 millions. Le reste sera décaissé les années suivantes, sur les CP des exercices à venir.
Un bâtiment coûte 100 millions sur trois ans. On signe donc pour 100 millions (les AE). Cette année, on ne paie que 30 millions (les CP).
Vocabulaire
Autorisation d’engagement (AE) : Plafond des engagements juridiques pouvant être contractés.
Crédit de paiement (CP) : Plafond des décaissements autorisés pour l’année.
Fongibilité asymétrique : Possibilité de redéployer des crédits entre titres d’un même programme dans un seul sens, vers les dépenses de personnel.
Plafond d’emplois : Nombre maximal d’emplois rémunérables par l’État.
AE : Ce qu’on peut s’engager à payer.
CP : Ce qu’on peut payer cette année.
Fongibilité asymétrique : On peut déplacer des crédits vers les salaires, pas l’inverse.
Plafond d’emplois : Le nombre maximum de postes.
Les textes à citer
LOLF (2001), dispositions relatives aux autorisations d’engagement et aux crédits de paiement, et à la fongibilité des crédits.
Article 47 de la Constitution : le vote des crédits par le Parlement.
La LOLF (2001) : elle crée les AE et les CP, et la fongibilité.
Article 47 de la Constitution : le Parlement vote les crédits.
La source à connaître
Rapport annuel de performances et projet annuel de performances : donnent, par programme, les AE et les CP, avec l’exécution de l’année.
Projet annuel de performances (PAP) : dans le budget, chaque programme affiche ses AE et ses CP.
Piège / à ne pas confondre
Une AE n’est pas une dépense payée : elle engage pour l’avenir. Un CP n’est pas un engagement : c’est un paiement. La fongibilité asymétrique n’autorise pas les transferts depuis les dépenses de personnel vers les autres titres.
Une AE, ce n’est pas encore payé : c’est une promesse. Un CP, c’est payé. La fongibilité ne marche que dans un sens : on peut ajouter de l’argent aux salaires, pas en retirer.
À retenir pour l'épreuve
AE = engagement pluriannuel. CP = décaissement de l’année. Fongibilité asymétrique : vers le personnel uniquement. Justification au premier euro.
AE : promesse sur plusieurs ans. CP : paiement de l’année. Fongibilité : un seul sens. Justifier chaque euro.
Le pilotage par la performance
II — Les finances de l'État · D. La gestion opérationnelle du budget
En une phrase
Le pilotage par la performance fixe, pour chaque programme, une stratégie, des objectifs et des indicateurs, sous la responsabilité d’un responsable de programme ; il est présenté dans les projets annuels de performances (PAP) et évalué dans les rapports annuels de performances (RAP).
Chaque programme doit dire ce qu’il veut obtenir, avec des objectifs mesurables. Son responsable doit ensuite montrer si l’objectif a été atteint.
Pourquoi cette règle existe
La LOLF veut passer d’un budget de moyens (combien on dépense) à un budget de résultats (ce que l’argent produit). Il s’agit de responsabiliser les gestionnaires et d’éclairer le Parlement sur l’efficacité de la dépense publique.
L’idée est de juger l’argent public sur ses résultats, pas seulement sur les sommes dépensées. Les responsables doivent rendre des comptes sur ce qu’ils obtiennent.
Comment ça marche
Responsable de programme : désigné par le ministre, il est responsable de la mise en œuvre du programme et de l’atteinte de ses objectifs.
Dialogue de gestion : échange entre le responsable de programme et les services du budget, qui détermine les moyens et les objectifs.
Trois catégories d’objectifs : efficacité socio-économique (ce que ressent le citoyen), qualité du service rendu (l’usager), efficience de la gestion (le contribuable).
Projet annuel de performances (PAP) : annexé au projet de loi de finances, il fixe la stratégie, les objectifs, les indicateurs et les cibles.
Rapport annuel de performances (RAP) : annexé au projet de loi relatif aux résultats de la gestion, il mesure les résultats atteints.
Responsable de programme : la personne qui gère le programme et répond de ses résultats.
Dialogue de gestion : discussion entre le responsable et Bercy sur les moyens et les objectifs.
Trois types d’objectifs : que la politique soit efficace pour les citoyens, que le service soit bon pour les usagers, et que l’argent soit bien utilisé pour les contribuables.
PAP : le document, joint au budget, qui annonce les objectifs.
RAP : le document, joint à la loi de l’année suivante, qui montre les résultats.
Exemple concret
Pour un programme de délivrance de titres, un indicateur peut être le délai moyen de traitement d’une demande, avec une cible à atteindre. Dans le RAP de l’année suivante, on compare la cible au résultat réel et on explique l’écart.
Un service veut traiter les demandes en quinze jours. Il mesure le délai réel. L’année d’après, le rapport compare la cible et le résultat, et explique la différence.
Vocabulaire
Indicateur : Mesure chiffrée d’un objectif, avec une valeur de référence et une cible.
Objectif : Résultat attendu d’une politique, exprimé de façon précise.
Responsable de programme : Agent désigné pour mettre en œuvre un programme et rendre compte de ses résultats.
Dialogue de gestion : Échange entre le responsable de programme et l’administration centrale sur les moyens et les objectifs.
Indicateur : Un chiffre qui mesure si on atteint l’objectif.
Objectif : Ce qu’on veut obtenir.
Responsable de programme : La personne qui répond des résultats.
Dialogue de gestion : La discussion entre le responsable et Bercy.
Les textes à citer
LOLF (2001) : principe du pilotage par la performance, documents annexés au projet de loi de finances et au projet de loi d’approbation des comptes.
La LOLF (2001) : elle impose de fixer des objectifs et de mesurer les résultats.
La source à connaître
Projet annuel de performances (PAP) et rapport annuel de performances (RAP) : documents officiels qui présentent, programme par programme, les objectifs, les indicateurs et les résultats.
PAP et RAP : les deux documents officiels où l’on lit les objectifs et les résultats de chaque programme.
Piège / à ne pas confondre
L’objectif est le résultat visé ; l’indicateur est la mesure de ce résultat. Le PAP annonce, le RAP constate : ils ne doivent pas être confondus. Le responsable de programme n’est pas l’ordonnateur, même s’il peut l’être dans certains cas.
L’objectif, c’est ce qu’on veut. L’indicateur, c’est le chiffre qui le mesure. Le PAP annonce les objectifs, le RAP dit s’ils sont atteints.
À retenir pour l'épreuve
Trois catégories d’objectifs : efficacité socio-économique, qualité de service, efficience. PAP annexé au PLF, RAP annexé à la loi d’approbation des comptes.
Trois types d’objectifs : efficacité pour les citoyens, qualité pour les usagers, bonne gestion pour les contribuables. PAP avant, RAP après.
Les trois comptabilités de l'État
II — Les finances de l'État · E. Les comptabilités de l'État
En une phrase
L’État tient trois comptabilités complémentaires : la comptabilité budgétaire, qui retrace les encaissements et décaissements au regard des autorisations votées ; la comptabilité générale, en droits constatés, qui décrit le patrimoine ; et la comptabilité d’analyse des coûts.
L’État tient trois comptes : un pour l’argent qui rentre et qui sort, un pour ce qu’il possède et doit vraiment, et un pour le coût de chaque action.
Pourquoi cette règle existe
Une seule comptabilité ne suffit pas. La comptabilité budgétaire vérifie que les paiements respectent le vote du Parlement. La comptabilité générale donne l’image du patrimoine et des dettes, que le budget ne montre pas. L’analyse des coûts permet de rapprocher les dépenses des résultats.
Une seule comptabilité ne montre pas tout. L’une vérifie qu’on respecte le budget voté. L’autre montre ce que l’État possède et doit. La troisième dit combien coûte chaque action.
Comment ça marche
Comptabilité budgétaire : enregistre les recettes encaissées et les dépenses décaissées, au regard des autorisations budgétaires votées. C’est la comptabilité de l’exécution du budget.
Comptabilité générale : tenue selon le principe des droits constatés. Une dépense est enregistrée quand elle naît, même si elle n’est pas encore payée. Elle décrit le bilan et le compte de résultat de l’État.
Analyse des coûts : calcule le coût complet des politiques publiques et des actions, en rapprochant les charges des objectifs.
Compte général de l’État : document qui présente les comptes de l’État en comptabilité générale, annexé au projet de loi d’approbation des comptes.
Comptabilité budgétaire : elle note l’argent qui entre et qui sort, et vérifie qu’on respecte le budget.
Comptabilité générale : elle note une dépense dès qu’elle est due, même si on ne l’a pas encore payée. Elle montre le patrimoine de l’État.
Analyse des coûts : elle dit combien coûte chaque politique.
Compte général de l’État : le document qui présente cette comptabilité générale.
Exemple concret
Une facture de fournitures reçue en décembre et payée en janvier apparaît en comptabilité générale sur l’exercice de décembre, au titre des droits constatés. En comptabilité budgétaire, la dépense n’est imputée qu’au moment du paiement, en janvier.
Une facture reçue en décembre et payée en janvier. En comptabilité générale, elle compte en décembre, car elle est due. En comptabilité budgétaire, elle compte en janvier, au moment du paiement.
Vocabulaire
Droits constatés : Principe selon lequel une opération est enregistrée lorsque le droit ou l’obligation naît, indépendamment du paiement.
Compte général de l’État : Document de synthèse de la comptabilité générale, qui présente le bilan et le compte de résultat de l’État.
Autorisation budgétaire : Crédit voté par le Parlement, qui encadre les dépenses et recettes en comptabilité budgétaire.
Coût complet : Ensemble des charges directes et indirectes imputables à une action publique.
Droits constatés : On compte une somme quand elle est due, même si elle n’est pas encore payée.
Compte général de l’État : Le bilan de l’État, comme une entreprise.
Autorisation budgétaire : La somme que le Parlement a votée.
Coût complet : Tout ce que coûte une action, y compris les frais annexes.
Les textes à citer
LOLF (2001) : elle prévoit les trois comptabilités de l’État et le compte général de l’État.
Décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 (GBCP) : cadre des comptabilités publiques.
La LOLF (2001) : elle impose les trois comptabilités.
Le décret de 2012 (GBCP) : il organise la tenue des comptes publics.
La source à connaître
Compte général de l’État : présente chaque année, en comptabilité générale, le bilan, le compte de résultat et le tableau des flux de trésorerie de l’État.
Compte général de l’État : le document qui montre chaque année le bilan de l’État.
Piège / à ne pas confondre
Droits constatés (comptabilité générale) et encaissements/décaissements (comptabilité budgétaire) ne coïncident pas dans le temps. Le compte général de l’État n’est pas le budget. L’analyse des coûts ne remplace pas la comptabilité générale : elle la complète.
Une dette compte quand elle naît, en comptabilité générale, mais elle se paie plus tard. Le compte de l’État n’est pas le budget. Le coût complet ne remplace pas le bilan : il s’ajoute à lui.
À retenir pour l'épreuve
Trois comptabilités : budgétaire (encaissements/décaissements), générale (droits constatés, patrimoine), analyse des coûts.
Trois comptes : l’argent qui circule, ce que l’État possède et doit, le coût de chaque action.
Contrôles, Cour des comptes et responsabilité des gestionnaires
II — Les finances de l'État · F. Les contrôles des finances de l'État
En une phrase
Les finances de l’État sont contrôlées par le Parlement, par les corps d’inspection internes, et par la Cour des comptes, qui certifie les comptes, juge la gestion et assiste le Parlement ; depuis 2023, les fautes graves des gestionnaires publics relèvent d’un régime unifié de responsabilité.
Le contrôle de l’État se fait à trois niveaux : le Parlement, les inspecteurs internes et la Cour des comptes. Depuis 2023, un gestionnaire qui commet une faute grave peut être sanctionné.
Pourquoi cette règle existe
Un budget voté ne vaut que s’il est bien exécuté. Le Parlement a besoin d’un regard indépendant sur les comptes et la gestion. La responsabilité des gestionnaires évite que l’argent public soit dépensé sans contrôle. L’ordonnance de 2022 a voulu rendre cette responsabilité plus lisible.
Un budget voté ne sert à rien s’il n’est pas bien dépensé. Il faut donc un regard indépendant, et des responsables qui répondent de leurs fautes.
Comment ça marche
Contrôle parlementaire : les commissions des finances examinent le budget et ses résultats, avec des rapporteurs spéciaux pour chaque mission.
Contrôle administratif : Inspection générale des finances et corps d’audit et de contrôle, au sein de l’administration.
Cour des comptes : juridiction financière. Elle certifie les comptes de l’État depuis l’exercice 2006, juge les comptables et les gestionnaires, évalue les politiques publiques et assiste le Parlement.
Responsabilité des gestionnaires publics : depuis le 1er janvier 2023, un régime unifié s’applique, issu de l’ordonnance du 23 mars 2022. Il sanctionne les fautes graves ayant causé un préjudice financier significatif, par une amende. La Cour des comptes en est juge.
Le Parlement : ses commissions des finances contrôlent le budget et les résultats.
L’inspection interne : des corps d’inspection vérifient les services de l’administration.
La Cour des comptes : elle vérifie que les comptes de l’État sont justes, et juge la gestion. Elle aide aussi le Parlement.
La responsabilité : depuis 2023, une faute grave qui coûte cher à l’État peut être sanctionnée par une amende, jugée par la Cour des comptes.
Exemple concret
Chaque année, la Cour des comptes examine les comptes de l’État et rend un avis sur leur régularité et leur sincérité. Elle peut certifier les comptes avec des réserves, qu’elle détaille. Ces observations sont ensuite débattues au Parlement.
Chaque année, la Cour des comptes vérifie les comptes de l’État. Elle dit s’ils sont justes, parfois avec des réserves. Le Parlement en discute ensuite.
Vocabulaire
Certification des comptes : opinion de la Cour des comptes sur la régularité, la sincérité et l’image fidèle des comptes de l’État.
Réserve : observation qui limite la certification, lorsqu’une irrégularité ou une insuffisance est constatée.
Juridiction financière : juridiction chargée de juger les comptes et la gestion publics.
Corps d’inspection : services de contrôle interne de l’administration.
Certification : l’avis de la Cour sur la justesse des comptes.
Réserve : une remarque qui montre un problème dans les comptes.
Juridiction financière : un tribunal qui juge l’argent public.
Corps d’inspection : des contrôleurs internes à l’administration.
Les textes à citer
Article 47-2 de la Constitution : la Cour des comptes assiste le Parlement et le Gouvernement.
Ordonnance n° 2022-408 du 23 mars 2022 relative à la responsabilité financière des gestionnaires publics.
LOLF (2001), sur la certification des comptes de l’État.
Article 47-2 de la Constitution : la Cour des comptes aide le Parlement.
Ordonnance de 2022 : elle organise la responsabilité des gestionnaires publics.
LOLF : elle prévoit que la Cour certifie les comptes de l’État.
La source à connaître
Cour des comptes, « Certification des comptes de l’État » : rapport annuel qui détaille l’avis de la Cour sur les comptes de l’État et ses réserves (ccomptes.fr).
Cour des comptes, « Certification des comptes de l’État » : le rapport annuel où la Cour dit si les comptes de l’État sont justes (ccomptes.fr).
Piège / à ne pas confondre
La Cour des comptes n’est pas le Conseil d’État : la première juge les comptes et la gestion, le second conseille le Gouvernement et juge le contentieux administratif. La Cour des comptes certifie les comptes, elle ne les vote pas. La Cour de discipline budgétaire et financière n’existe plus depuis 2023.
La Cour des comptes et le Conseil d’État sont deux institutions différentes. La Cour juge les comptes, le Conseil d’État juge les litiges administratifs. La Cour certifie, elle ne vote pas. L’ancienne cour de discipline budgétaire n’existe plus.
À retenir pour l'épreuve
Art. 47-2 C. : la Cour assiste le Parlement. Certification des comptes de l’État depuis 2006. Responsabilité unifiée des gestionnaires depuis le 1er janvier 2023.
Article 47-2 : la Cour aide le Parlement. Elle certifie les comptes depuis 2006. Depuis 2023, un seul régime de responsabilité pour les gestionnaires.
Budgets annexes et comptes spéciaux
II — Les finances de l'État · C. Les dépenses de l'État
En une phrase
Par exception au principe d’unité, certaines opérations sont retracées hors du budget général : les budgets annexes et les comptes spéciaux, qui isolent une activité, une recette affectée ou une opération de nature particulière.
Certaines opérations de l’État sont suivies à part, dans des comptes distincts du budget général.
Pourquoi cette règle existe
Une activité financée par ses propres redevances, une recette réservée à une dépense précise, ou un prêt accordé à un tiers doivent être lisibles séparément. Les isoler évite de les confondre avec les dépenses courantes et permet un suivi propre.
Une activité qui vit de ses propres recettes, ou une somme réservée à un usage précis, doivent être suivies à part pour ne pas se mélanger au reste.
Comment ça marche
Budgets annexes : retracent les opérations d’un service de l’État financé principalement par des redevances pour services rendus.
Comptes d’affectation spéciale (CAS) : recettes affectées à une dépense précise.
Comptes de concours financiers (CCF) : prêts et avances accordés par l’État à des tiers, notamment d’autres États ou des entreprises publiques.
Comptes de commerce et d’opérations monétaires : opérations de caractère commercial ou monétaire, suivies séparément.
Le principe d’annualité s’applique toujours : ces comptes sont aussi votés chaque année.
Budget annexe : un service de l’État qui vit de ses redevances, suivi à part.
Compte d’affectation spéciale : une recette réservée à une dépense précise.
Compte de concours financiers : les prêts que l’État accorde à d’autres.
Comptes de commerce : des opérations de type commercial, suivies séparément.
Ces comptes aussi sont votés chaque année.
Exemple concret
Une taxe perçue pour financer le renouvellement d’un parc de matériel est affectée à un compte d’affectation spéciale. Les recettes ne peuvent servir qu’à cette dépense, et leur utilisation est suivie séparément dans le budget.
Une taxe sert uniquement à financer un parc de matériel. Elle est suivie dans un compte à part, qui ne peut servir qu’à cela.
Vocabulaire
Budget annexe : budget distinct du budget général, pour un service financé par des redevances.
Compte d’affectation spéciale (CAS) : compte retraçant des recettes affectées à une dépense déterminée.
Compte de concours financiers (CCF) : compte retraçant les prêts et avances de l’État.
Affectation : réservation d’une recette à une dépense précise.
Budget annexe : un budget à part, pour un service qui vit de ses redevances.
CAS : un compte pour une recette réservée à une dépense.
CCF : un compte pour les prêts de l’État.
Affectation : une recette réservée à un usage.
Les textes à citer
LOLF (2001) : elle prévoit les budgets annexes et les comptes spéciaux, et leurs catégories.
Article 47 de la Constitution : le Parlement vote les crédits, y compris ceux de ces comptes.
La LOLF (2001) : elle prévoit ces comptes à part.
Article 47 de la Constitution : le Parlement vote aussi ces crédits.
La source à connaître
Tome des comptes spéciaux, annexé au projet de loi de finances : présente chaque compte, ses recettes et ses dépenses prévues.
Les comptes spéciaux, dans le budget : le document qui détaille chaque compte à part.
Piège / à ne pas confondre
Budgets annexes et comptes spéciaux sont des exceptions à l’unité budgétaire, pas à l’annualité : ils sont votés chaque année. Un compte d’affectation spéciale n’est pas une simple recette affectée : c’est un compte à part, retracé séparément.
Ces comptes sont séparés du budget général, mais ils sont votés chaque année comme lui. Un compte d’affectation spéciale est un compte à part, pas une simple recette réservée.
À retenir pour l'épreuve
Exceptions à l’unité : budgets annexes, comptes d’affectation spéciale, comptes de concours financiers, comptes de commerce. Annualité maintenue.
Des comptes à part : budgets annexes, comptes d’affectation spéciale, prêts de l’État. Toujours votés chaque année.
Les opérateurs de l'État : budget, comptabilité et tutelle
II — Les finances de l'État · G. Les opérateurs de l'État
En une phrase
Les opérateurs de l’État sont des organismes distincts de l’État, à qui il confie une mission de service public et qu’il finance en grande partie ; ils relèvent de sa tutelle et figurent dans un document budgétaire annexé au projet de loi de finances.
Un opérateur de l’État est une agence ou un établissement public qui fait un travail pour l’État, avec l’argent de l’État, sous sa surveillance.
Pourquoi cette règle existe
L’État confie à des organismes spécialisés (recherche, enseignement supérieur, agences) des missions qu’il ne veut pas gérer directement, pour des raisons d’expertise ou de souplesse. Mais la dépense reste publique : il faut donc suivre ces organismes et leur demander des comptes.
L’État confie certains métiers à des organismes spécialisés. Comme c’est son argent, il doit les suivre de près.
Comment ça marche
Statut : établissement public, agence ou autre organisme distinct de l’État, avec sa personnalité juridique.
Financement : principalement une subvention pour charges de service public versée par l’État, à laquelle s’ajoutent des ressources propres.
Pilotage : la tutelle de l’État fixe des objectifs, souvent dans un contrat d’objectifs et de performance.
Budget et emplois : chaque opérateur a son budget et sa comptabilité. Le Parlement vote un plafond d’emplois pour l’ensemble des opérateurs.
Ordre de grandeur : le jaune budgétaire consacré aux opérateurs en recense environ 430 (431 pour 2026), pour une part importante des dépenses de l’État.
Statut : c’est un organisme séparé de l’État, avec sa propre existence juridique.
Financement : l’État verse une subvention, et l’organisme a aussi ses propres recettes.
Pilotage : l’État fixe des objectifs, souvent par un contrat.
Emplois : le Parlement fixe un nombre maximal de postes pour l’ensemble des opérateurs.
Nombre : le budget annexé en recense environ 430.
Exemple concret
Une université est un établissement public, donc un opérateur de l’État. Elle reçoit de l’État une subvention pour charges de service public, qui figure dans le budget de la mission enseignement supérieur. L’État la pilote par un contrat d’objectifs et de performance.
Une université est un organisme distinct, mais l’État lui donne une subvention. Il fixe aussi ses objectifs par un contrat.
Vocabulaire
Opérateur de l’État : organisme distinct de l’État, chargé d’une mission de service public et financé majoritairement par lui.
Tutelle : pouvoir de contrôle et d’orientation exercé par l’État sur un organisme public.
Subvention pour charges de service public : financement versé par l’État pour assurer les missions d’un opérateur.
Plafond d’emplois : nombre maximal d’emplois qu’un organisme peut rémunérer.
Opérateur : un organisme séparé qui fait une mission pour l’État.
Tutelle : le contrôle de l’État sur l’organisme.
Subvention : l’argent que l’État verse pour que l’organisme fasse son travail.
Plafond d’emplois : le nombre maximum de postes.
Les textes à citer
LOLF (2001) : elle prévoit la présentation des opérateurs et de leurs emplois dans le budget.
Loi de finances de l’année : elle fixe le plafond d’emplois des opérateurs.
La LOLF (2001) : elle organise la présentation des opérateurs.
La loi de finances de l’année : elle fixe le nombre maximal de postes.
La source à connaître
Jaune budgétaire « Opérateurs de l’État », annexé au projet de loi de finances : recense chaque opérateur, ses financements, ses emplois et son budget.
Le jaune « Opérateurs de l’État » : annexé au budget, il liste chaque organisme et ce qu’il reçoit.
Piège / à ne pas confondre
Un opérateur a une personnalité juridique distincte, contrairement à un service de l’État. Tous les organismes publics ne sont pas des opérateurs : seuls ceux qui relèvent de la tutelle et figurent au jaune le sont.
Un opérateur est un organisme séparé, pas un service de l’État. Tous les organismes publics ne sont pas des opérateurs.
À retenir pour l'épreuve
Opérateur : organisme distinct, financé par subvention pour charges de service public, sous tutelle, plafond d’emplois voté par le Parlement.
Un opérateur : organisme séparé, financé par l’État, piloté par des objectifs, avec un plafond de postes voté.